Métiers de la formation en 2026 : IA, nouvelles compétences et Learning responsable

par | Oct 23, 2026 | Articles, Formation responsable, Stratégies de Formation

L’intelligence artificielle accélère la transformation des métiers de la formation. Mais cette transformation soulève une question essentielle :
comment tirer parti des technologies tout en préservant la qualité pédagogique, le rôle de l’humain et la responsabilité environnementale ?

La cinquième édition du baromètre Métiers et compétences du Learning 2026, publiée par l’ISTF, apporte un éclairage particulièrement intéressant sur ces évolutions. Réalisée entre septembre et octobre 2026 auprès de 318 professionnels de la formation, cette enquête permet de mieux comprendre les transformations en cours, les compétences recherchées et les nouvelles priorités des directions formation.

Au-delà des tendances technologiques, ses résultats mettent en évidence une évolution plus structurelle : la valeur des professionnels de la formation repose de plus en plus sur leur aptitude à concevoir, accompagner et mesurer des apprentissages réellement efficaces.

Une évolution qui invite également à intégrer deux dimensions encore insuffisamment présentes dans les pratiques : l’utilisation responsable de l’intelligence artificielle et l’éco-conception des dispositifs pédagogiques.

Les métiers du Learning face à une transformation profonde

Une profession encore partagée sur l’impact de l’IA

Le baromètre ISTF révèle des perceptions contrastées concernant l’avenir des métiers de la formation.

46 % des professionnels interrogés anticipent une mutation profonde de leurs métiers sous l’effet de l’intelligence artificielle. À l’inverse, 39 % considèrent que l’IA entraînera essentiellement une évolution des outils, sans transformation majeure des fonctions. Enfin, 15 % envisagent principalement la création de nouveaux postes spécialisés dans l’accompagnement de ces technologies.

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Ces différences de perception montrent que le secteur se trouve dans une période de transition. Si les outils d’IA générative sont désormais largement présents dans les discussions et les pratiques, leurs conséquences sur l’organisation du travail pédagogique restent encore difficiles à anticiper.

Pourtant, les premières évolutions sont déjà visibles.

L’IA facilite certaines tâches de conception, accélère la production de ressources, accompagne la recherche documentaire et ouvre de nouvelles possibilités de personnalisation. Elle modifie progressivement la répartition du travail entre les professionnels, les experts métiers et les outils numériques.

Mais cette évolution ne signifie pas la disparition des métiers pédagogiques. Elle conduit plutôt à une redéfinition de leur contribution.

Le concepteur pédagogique devient davantage un architecte de parcours et d’expériences d’apprentissage. Le formateur renforce son rôle d’accompagnateur, de facilitateur et d’évaluateur des compétences. Quant au Digital Learning Manager, il occupe une position de plus en plus transversale entre innovation technologique, ingénierie pédagogique et accompagnement des équipes.

L’internalisation de la production accélère cette mutation

Autre enseignement important du baromètre : environ trois quarts des contenus de formation sont aujourd’hui produits en interne, selon les observations de l’ISTF.

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La production repose de plus en plus sur les concepteurs pédagogiques salariés, les formateurs et les experts métiers. Ces derniers disposent progressivement d’outils plus accessibles pour créer ou adapter leurs propres ressources.

L’intelligence artificielle pourrait amplifier cette tendance en réduisant certaines barrières techniques à la création de contenus.

Cette évolution représente une opportunité pour les entreprises, qui peuvent gagner en autonomie et actualiser plus facilement leurs formations. Elle constitue également un défi pour les organismes de formation et les prestataires spécialisés.

Lorsque la production d’un support devient plus accessible, la valeur d’un prestataire ne peut plus reposer uniquement sur sa maîtrise technique des outils auteurs ou des logiciels de création.

Elle doit davantage se construire autour de l’analyse des besoins, de l’expertise pédagogique, de la scénarisation, de l’accessibilité, de l’accompagnement humain et de la mesure des résultats.

La différenciation se déplace progressivement du contenu produit vers la qualité de l’apprentissage obtenu.

L’IA devient une compétence transversale, mais ne remplace pas l’expertise pédagogique

Dans sa cartographie des compétences, l’ISTF identifie l’utilisation de l’intelligence artificielle comme la seule compétence considérée comme essentielle pour l’ensemble des fonctions du Learning étudiées.

Ce résultat confirme que l’IA ne concerne plus uniquement les spécialistes du digital learning. Elle intervient désormais à différentes étapes d’un projet de formation : analyse des besoins, conception, production, animation, évaluation ou pilotage.

Cependant, la maîtrise technique d’un outil ne constitue pas, à elle seule, une véritable compétence professionnelle.

Savoir produire un quiz, générer un scénario pédagogique ou synthétiser un document avec une IA est utile. Mais savoir vérifier la qualité des résultats, choisir les situations dans lesquelles son utilisation est pertinente et identifier ses limites devient tout aussi important.

Cette distinction est fondamentale pour les métiers de la formation. La responsabilité du professionnel consiste donc à conserver la maîtrise des choix pédagogiques, à vérifier les productions et à garantir leur pertinence.

La valeur pédagogique passe avant la vitesse de production

L’un des résultats les plus révélateurs du baromètre concerne les priorités des services formation.

À la question portant sur leur priorité dans un environnement où l’information évolue rapidement :

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L’IA peut permettre des gains de productivité, mais ceux-ci n’ont de valeur que s’ils contribuent effectivement à améliorer les apprentissages.

C’est précisément dans cette perspective que l’IA responsable prend tout son sens.

Son utilisation implique de s’interroger sur la finalité pédagogique, la fiabilité des productions, la protection des données personnelles, les risques de biais, la transparence vis-à-vis des apprenants et la place du contrôle humain.

Elle nécessite également de préserver l’autonomie intellectuelle des apprenants. Une IA qui fournit systématiquement les réponses ou réalise les exercices à leur place risque de limiter les efforts de réflexion, de mémorisation et de résolution de problèmes nécessaires à l’apprentissage.

L’utilisation de l’IA doit servir pour mieux accompagner le développement des compétences.

La personnalisation devient une priorité stratégique

Le baromètre montre également que les attentes concernant les offres de formation évoluent.

Du côté des directions formation et L&D, 44 % des répondants considèrent que les parcours doivent devenir davantage granulaires et personnalisés, notamment grâce à l’adaptive learning.

Cette tendance apparaît également chez les organismes de formation, où 37 % des répondants placent la personnalisation parmi leurs priorités d’évolution.

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L’intérêt est évident : les apprenants ne possèdent ni les mêmes connaissances initiales, ni les mêmes besoins, ni les mêmes rythmes de progression.

Les technologies, notamment l’IA, peuvent contribuer à proposer des parcours plus adaptés en tenant compte des acquis, des difficultés rencontrées ou des objectifs professionnels.

Cependant une personnalisation pertinente suppose d’abord une compréhension des compétences attendues, une évaluation du niveau initial et une capacité à proposer des activités adaptées.

Elle implique également de déterminer à quel moment un accompagnement humain reste nécessaire.

Un dispositif réellement efficace peut ainsi combiner des ressources numériques ciblées, des exercices contextualisés, des interactions entre pairs et des interventions du formateur lorsque celles-ci apportent une véritable valeur.

Cette approche rejoint directement les principes du Learning responsable : mobiliser les moyens pédagogiques et technologiques les plus adaptés, sans complexité excessive.

La personnalisation peut donc devenir un levier d’efficacité, à condition qu’elle reste guidée par les besoins d’apprentissage plutôt que par les seules possibilités offertes par les outils.

L’éco-conception : une compétence encore trop peu présente dans les priorités

Un décalage entre innovation technologique et responsabilité

Le baromètre ISTF met en évidence un résultat qui mérite une attention particulière.

Alors que 38 % des répondants citent l’utilisation des outils d’IA générative parmi les compétences recherchées, seuls 21 % mentionnent l’intégration des enjeux RSE aux projets de formation, notamment l’éco-conception et l’accessibilité.

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Ce chiffre ne permet pas de conclure que les professionnels de la formation négligent ces sujets. Il montre néanmoins que leur intégration figure moins fréquemment parmi les compétences considérées comme prioritaires.

Ce décalage interroge, à un moment où les outils numériques et les usages de l’IA se multiplient.

L’accélération de la production pédagogique peut conduire à créer davantage de vidéos, de modules interactifs, de contenus personnalisés et de ressources générées automatiquement.

Or, chaque ressource mobilise des moyens de conception, de production, de stockage, de diffusion et de maintenance.

La multiplication des contenus peut également complexifier les parcours et accentuer la surcharge cognitive des apprenants.

L’éco-conception pédagogique propose une autre approche : concevoir des formations qui répondent aux besoins réels, tout en maîtrisant les ressources nécessaires à leur réalisation et à leur utilisation.

Concevoir mieux plutôt que produire systématiquement davantage

L’éco-conception intervient dès la phase d’analyse du besoin, avant même de choisir les outils et les modalités pédagogiques.

La première réflexion porte sur la nécessité de produire une nouvelle ressource. Une formation existante peut-elle être actualisée ? Un support déjà disponible peut-il être réutilisé ? Une activité plus simple permettrait-elle d’atteindre le même objectif ?

Vient ensuite le choix des modalités. Une vidéo longue n’est pas nécessairement plus efficace qu’une courte démonstration accompagnée d’un exercice. Un module fortement interactif n’apporte pas toujours davantage de valeur qu’une mise en situation bien conçue.

L’éco-conception encourage à adapter les formats aux objectifs, à favoriser la réutilisation des ressources, à simplifier leur maintenance et à éviter les fonctionnalités superflues.

Elle peut également contribuer à améliorer l’expérience apprenant en proposant des parcours plus lisibles, des contenus plus accessibles et une progression pédagogique mieux structurée.

Il est néanmoins important de distinguer sobriété environnementale et sobriété cognitive. Elles peuvent se renforcer mutuellement, mais leurs bénéfices doivent être évalués séparément : un contenu plus léger n’est pas automatiquement plus efficace pédagogiquement.

Pour les organismes de formation, cette démarche peut également présenter un intérêt économique.

Réutiliser les ressources, réduire certaines opérations de production ou faciliter les mises à jour peut diminuer les coûts de conception et de maintenance. Ces gains dépendent toutefois de l’organisation, des outils utilisés et du dispositif concerné.

L’éco-conception constitue ainsi une approche à la fois pédagogique, organisationnelle et environnementale.

IA responsable et éco-conception : deux démarches qui doivent se compléter

L’intelligence artificielle et l’éco-conception sont encore souvent abordées séparément.

Pourtant, leur articulation représente une véritable opportunité pour les professionnels de la formation.

L’IA peut contribuer à identifier des contenus redondants, faciliter l’actualisation des ressources, proposer des adaptations ciblées ou accompagner l’analyse des besoins.

Mais son utilisation mobilise elle-même des ressources numériques et peut entraîner une augmentation des traitements informatiques lorsque les générations et les interactions se multiplient.

Il faut déterminer si son intervention apporte un bénéfice réel par rapport à une solution plus simple.

Intégrer ces principes à toutes les étapes d’un projet de formation

L’articulation entre IA responsable et éco-conception peut s’inscrire dans les six grandes phases du cycle de vie d’un projet de formation identifiées par l’ISTF.

Lors de l’organisation, l’analyse des besoins doit permettre de déterminer les compétences à développer et les ressources réellement nécessaires. L’IA peut accompagner cette analyse, à condition de protéger les informations utilisées et de conserver une validation humaine.

Pendant la conception, les équipes peuvent s’appuyer sur l’IA pour explorer différentes approches pédagogiques, tout en privilégiant les modalités les plus pertinentes et les ressources réutilisables.

Au stade de la production, l’objectif consiste à éviter la génération systématique de nouveaux contenus. Les ressources créées doivent être vérifiées, accessibles, adaptées à leur usage et conçues pour faciliter les mises à jour.

Lors du déploiement, les choix de plateformes, de formats et de fonctionnalités doivent tenir compte des besoins réels des apprenants, des conditions d’accès, de la maintenance et des ressources numériques mobilisées.

Pendant l’animation et le suivi, l’IA peut contribuer à proposer des feedbacks ou un accompagnement complémentaire, sans se substituer aux interactions humaines lorsque celles-ci sont nécessaires.

Enfin, lors de l’évaluation et de l’amélioration continue, les données disponibles doivent permettre d’apprécier l’efficacité pédagogique, d’identifier les ressources peu utilisées et de décider de leur actualisation ou de leur suppression.

Cette approche conduit à dépasser une logique centrée sur les outils pour adopter une véritable démarche de pilotage responsable des dispositifs de formation.

Un exemple concret : repenser la conception d’un module e-learning

Prenons le cas d’un organisme de formation souhaitant actualiser un module e-learning de 45 minutes.

Une approche essentiellement technologique pourrait consister à utiliser l’IA pour générer de nouvelles vidéos, enrichir les contenus, multiplier les quiz et proposer un assistant conversationnel.

Une approche responsable commencerait autrement.

L’organisme analyserait d’abord les objectifs pédagogiques et les difficultés rencontrées par les apprenants. Il identifierait les contenus qui peuvent être conservés, simplifiés ou supprimés.

L’IA serait ensuite mobilisée de manière ciblée, par exemple pour aider à adapter certains exercices à différents niveaux de maîtrise ou préparer des feedbacks soumis à validation.

Le parcours pourrait finalement proposer moins de contenus passifs, davantage d’activités utiles et un accompagnement humain mieux positionné.

L’efficacité de cette nouvelle version devrait être vérifiée à partir des résultats des apprenants, de leurs retours et de données d’usage pertinentes.

Cette transformation résiderait dans l’amélioration mesurable de l’expérience et des apprentissages.

Quelles compétences devront développer les professionnels de la formation ?

Les résultats du baromètre confirment que les métiers du Learning nécessitent une combinaison de compétences pédagogiques, techniques et organisationnelles.

L’utilisation de l’IA devient transversale, mais elle ne remplace pas les fondamentaux de l’ingénierie pédagogique.

Le professionnel de demain devra maîtriser les outils numériques tout en conservant une capacité d’analyse, de conception et d’évaluation.

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Plusieurs compétences complémentaires devraient ainsi prendre une importance croissante.

La maîtrise pédagogique de l’IA permettra d’identifier les cas d’usage réellement utiles et d’intégrer ces technologies sans perdre de vue les objectifs d’apprentissage.

La capacité à utiliser l’IA de manière responsable supposera de connaître les risques associés aux contenus générés, à la confidentialité des données, aux biais algorithmiques et à l’automatisation excessive.

L’éco-conception des dispositifs nécessitera de savoir arbitrer entre différentes modalités, réutiliser les ressources et prendre en compte leur cycle de vie.

L’accessibilité pédagogique et numérique devra être intégrée dès la conception afin de permettre au plus grand nombre d’apprenants d’accéder aux formations et d’y participer dans de bonnes conditions.

Enfin, la mesure de l’efficacité pédagogique deviendra déterminante pour démontrer la contribution réelle des formations au développement des compétences et aux pratiques professionnelles.

Ces compétences ne constituent pas nécessairement de nouveaux métiers autonomes. Elles ont vocation à enrichir les fonctions existantes et à renforcer la capacité des équipes à concevoir des formations de qualité.

Le baromètre souligne d’ailleurs que 60 % des organisations interrogées déclarent faire évoluer les compétences de leurs équipes pour accompagner les transformations. À l’inverse, 32 % n’ont pas encore défini de démarche spécifique.

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Cette situation souligne l’importance d’anticiper dès aujourd’hui les besoins de professionnalisation.

Pour les organismes de formation, une opportunité de différenciation

Dans un environnement marqué par les contraintes budgétaires, l’évolution des attentes des entreprises et l’internalisation croissante des productions, les organismes de formation doivent pouvoir démontrer plus clairement leur valeur ajoutée.

A mesure que les technologies deviennent accessibles, leur simple utilisation risque de ne plus suffire à distinguer les prestataires.

En revanche, la capacité à concevoir des parcours réellement efficaces, à accompagner les apprenants, à garantir la fiabilité des contenus et à démontrer des pratiques responsables peut renforcer la crédibilité d’un organisme.

Cette évolution rejoint les attentes de certaines entreprises qui souhaitent mieux intégrer les dimensions environnementales, sociales et éthiques dans leurs relations avec les prestataires.

Les organismes capables de documenter leurs pratiques d’éco-conception, d’accessibilité et d’IA responsable disposent ainsi d’éléments supplémentaires pour valoriser leur professionnalisme.

Le but est de structurer des méthodes qui contribuent simultanément à la qualité, à la maîtrise des coûts et à la responsabilité des dispositifs.

Cette démarche suppose toutefois de passer des intentions aux preuves concrètes : pratiques documentées, compétences développées, critères de conception, indicateurs de suivi et actions d’amélioration continue.

Comment préparer dès aujourd’hui l’avenir de son service formation ?

Les transformations décrites par l’ISTF invitent les responsables formation et les organismes de formation à engager une réflexion sur leurs pratiques et leur organisation.

La première étape consiste à cartographier les compétences existantes. Il s’agit d’identifier les points forts des équipes, les compétences à développer et les besoins d’accompagnement, notamment en matière d’IA, d’ingénierie pédagogique, d’éco-conception et d’accessibilité.

Il convient ensuite de réexaminer les processus de conception et de production. L’objectif est de déterminer quelles activités peuvent être simplifiées, quelles ressources peuvent être réutilisées et dans quelles situations l’IA apporte une valeur démontrable.

La troisième étape vise à définir un cadre d’utilisation responsable de l’IA, précisant les usages autorisés, les règles de confidentialité, les modalités de vérification des contenus et les responsabilités humaines.

En parallèle, l’intégration de critères d’éco-conception dans les cahiers des charges et les procédures de production permet d’ancrer durablement ces principes dans les pratiques.

Enfin, la mise en place d’indicateurs adaptés doit permettre de suivre non seulement la participation et la satisfaction des apprenants, mais également l’acquisition des compétences, leur transfert en situation professionnelle et l’utilisation réelle des ressources pédagogiques.

L’essentiel est de considérer l’IA responsable et l’éco-conception comme des composantes de la qualité pédagogique, plutôt que comme des démarches indépendantes ou accessoires.

Conclusion — L’avenir de la formation sera pédagogique, technologique et responsable

Le baromètre ISTF 2026 dessine les contours d’une transformation qui dépasse largement l’adoption de nouveaux outils.

L’intelligence artificielle accélère la production de contenus, facilite l’accès aux connaissances et ouvre des perspectives importantes en matière de personnalisation. Mais elle conduit également les professionnels de la formation à réinterroger leur rôle et leur valeur ajoutée.

Demain un OF et les entreprises mesureront davantage l’aptitude à développer des compétences réellement mobilisables, à accompagner les transformations professionnelles et à démontrer l’impact des apprentissages.

Dans cette perspective, l’IA responsable, l’éco-conception et l’accessibilité ont vocation à devenir des dimensions essentielles de l’ingénierie pédagogique.

Elles permettront de mieux arbitrer entre innovation et utilité, automatisation et accompagnement humain, richesse des contenus et sobriété numérique.

Les professionnels de la formation auront donc un rôle déterminant à jouer : celui de concevoir des environnements d’apprentissage dans lesquels les technologies renforcent les capacités humaines au lieu de s’y substituer.

L’avenir de la formation résidera dans notre capacité à faire apprendre mieux, à développer des compétences durables et à utiliser les technologies avec discernement.

C’est cette vision que porte l’Initiative Nationale Learning Responsable (INLR), notamment à travers ses Labels ETHIC’IA, dédiées à l’intelligence artificielle responsable, et ECOLEARNING, consacrées à l’éco-conception des formations digitales.

Source et méthodologie

ISTF — Métiers et compétences du Learning, 5e édition, 2026.

Enquête réalisée par l’ISTF entre septembre et octobre 2026 auprès de 318 professionnels de la formation, ayant répondu à un questionnaire en ligne. Le panel réunit notamment des directions formation, responsables L&D, concepteurs pédagogiques, formateurs, Digital Learning Managers et chefs de projet formation.

Les résultats présentés dans cet article sont issus de cette étude. Les développements relatifs à l’IA responsable, à l’éco-conception et aux perspectives du Learning responsable constituent une analyse complémentaire proposée par l’INLR. Ils ne doivent pas être interprétés comme des conclusions directement formulées par l’ISTF.

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